La présidente de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais, a annoncé, le 17 février 2026, la fin du soutien financier régional à l’institut de formation en soins infirmiers géré par la Croix-Rouge française au Mans, avec, à la clé, une fermeture programmée de l’établissement.
Une annonce qui a provoqué l’inquiétude parmi les étudiants concernés. Soutenus par la Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières (FNESI), ils affirment que cette réorganisation fait peser de lourdes incertitudes sur la poursuite de leur cursus et sur leurs conditions d’obtention du diplôme d’état infirmier (DEI).
Un éventuel report du diplôme d’état
À ce stade, les conséquences concrètes de la décision restent floues pour les promotions en cours. Des suppressions de postes sont évoquées et certains étudiants s’interrogent sur un éventuel report de leur diplôme.
Dans leur communiqué, les représentants étudiants refusent que leur formation soit fragilisée par ce qu’ils qualifient d’«arbitrages budgétaires incompréhensibles». Ils demandent un engagement formel garantissant que personne ne verra son diplôme d’état retardé du fait de la réorganisation annoncée, notamment pour les étudiants ayant intégré l’IFSI lors de la rentrée de février.
Les étudiants réclament un écrit assurant le maintien des échéances prévues, afin d’éviter toute rupture dans leur entrée dans la vie professionnelle.
Concertation exigée et refus des licenciements
Au-delà du calendrier, les étudiants demandent à être associés aux décisions à venir. Ils plaident pour une «transition pédagogique co-construite», estimant que les solutions ne peuvent être arrêtées sans leur participation. Selon eux, toute réorganisation ne peut pas être imposée unilatéralement.
Les étudiants exigent aussi qu’aucun formateur ne soit licencié et demandent un transfert contractuel garantissant la continuité de l’ensemble des personnels vers la structure qui accueillerait la formation.
Ils insistent également pour pouvoir achever leur cursus au sein de la Croix-Rouge. Le maintien de cette entité jusqu’à l’obtention de leur DEI constitue à leurs yeux, une condition essentielle de stabilité.
Enfin, la FNESI et les étudiants remettent en cause l’organisation du financement actuelle. Ils estiment que la compétence budgétaire relative à la formation infirmière devrait être confiée à l’Université, comme c’est le cas pour les autres filières de l’enseignement supérieur. Selon eux, les choix opérés à l’échelle régionale seraient «trop déconnectés de la réalité des étudiants».
Une mobilisation prévue le 5 mars
Face à cette situation, un rassemblement est annoncé le 5 mars au Mans. Les étudiants de l’IFSI Croix-Rouge, appuyés par la FNESI, invitent l’ensemble des étudiants de la ville à se joindre au mouvement.
Ils considèrent que leurs droits sont aujourd’hui «gravement remis en cause» et sont décidés à faire entendre leur voix publiquement. La mobilisation vise à obtenir des garanties sur la poursuite des études, la préservation des équipes pédagogiques et les modalités de la transition.
Source : FNESI
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