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PROFESSION INFIRMIÈRE

Certification périodique : les infirmiers sont aussi concernés

Publié le 03/03/2026

La publication officielle des référentiels de certification périodique marque une nouvelle étape dans le déploiement du dispositif voulu par les pouvoirs publics. Les infirmiers, en tant que profession à ordre, sont directement concernés par cette réforme qui encadrera, sur des cycles de six ans, la vérification et l’actualisation des compétences.

Infirmière en poste en train de consulter un document

Crédit photo : BURGER / PHANIE

La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et le Conseil national de la certification périodique (CNCP) ont annoncé la publication de l’arrêté fixant les 52 référentiels applicables aux professions de santé dotées d’un ordre. Avec cette parution, la certification périodique entre dans une phase opérationnelle.

Chaque infirmier devra, sur un cycle de six ans, justifier d’un parcours répondant aux attendus définis dans son référentiel.

Pour les infirmiers, un référentiel dédié encadrera désormais leur parcours de certification, sur une période de six ans. Ces textes, présentés mi-février lors d’une instance collégiale exceptionnelle au ministère chargé de la Santé, constituent le cadre opposable à partir duquel chaque professionnel devra organiser la vérification de ses compétences.

Médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers: l’ensemble des professions à ordre sont désormais couvertes par un référentiel spécifique. La certification périodique concerne donc aussi directement la profession infirmière, quel que soit le mode d’exercice.

Objectif : structurer l’actualisation des connaissances et des pratiques

L’objectif affiché par les autorités sanitaires est de structurer, dans le temps, l’actualisation des connaissances et des pratiques. Chaque infirmier devra, sur un cycle de six ans, justifier d’un parcours répondant aux attendus définis dans son référentiel.

Au-delà de l’obligation réglementaire, le dispositif est présenté comme un outil d’amélioration continue. Il vise à soutenir la qualité des pratiques professionnelles et la sécurité des soins, dans un contexte d’évolution rapide des compétences, des organisations et des responsabilités infirmières.

Un référentiel construit avec les représentants des professions

Les référentiels ont été élaborés conjointement par les conseils nationaux professionnels (CNP) et les commissions professionnelles du CNCP. Cette co-construction devait permettre d’aboutir à un cadre «lisible, cohérent et partagé».

Pour les infirmiers, cela signifie que le référentiel tient compte de la diversité des exercices aussi bien libéral, qu’hospitalier, qu’en structure médico-sociale, en pratique avancée ou en coordination. Il intègre également les évolutions des pratiques de soins et des missions confiées à la profession.

L’ambition affichée est d’éviter un dispositif déconnecté du terrain. En associant les représentants des professions à la rédaction des textes, les pouvoirs publics entendent favoriser l’appropriation du dispositif par les soignants eux-mêmes.

Le ministère fait le choix de la confiance à travers ces référentiels : confiance dans le professionnalisme des soignants et dans leur capacité à faire évoluer leurs pratiques.

Une réforme présentée comme levier de reconnaissance

Pour Marie Daudé, directrice générale de l’offre de soins, le sens de la démarche est clair : «Le ministère fait le choix de la confiance à travers ces référentiels : confiance dans le professionnalisme des soignants et dans leur capacité à faire évoluer leurs pratiques. Mais aussi confiance dans l’intelligence collective des professions pour porter, durablement, la qualité et la sécurité des prises en charge.»

Pour les infirmiers, la réforme est présentée non comme une contrainte supplémentaire, mais comme un levier d’engagement et de reconnaissance. Elle s’inscrit dans une logique de progression professionnelle, avec l’idée que la compétence se construit et s’actualise tout au long de la carrière.

Reste désormais à faire vivre ce cadre réglementaire dans la pratique quotidienne. Pour la profession infirmière, la certification périodique est présentée comme une nouvelle étape: celle d’une responsabilité clairement formalisée en matière de maintien et d’actualisation des compétences, au service d’un objectif commun à l’ensemble du système de santé, garantir aux patients des soins sûrs et de qualité.

Sources : Lefigrance, DGOS

Corinne Pauline Nkondjock

Source : infirmiers.com