Comme chaque année depuis la sortie de la crise sanitaire quand s’ouvre le printemps, les personnes les plus à risques de développer une forme grave de la maladie sont invitées à se faire vacciner contre le Covid-19. Un rappel utile, insiste la Direction générale de la santé (DGS), alors que le virus circule toujours sur le territoire et que la protection immunitaire – par vaccination ou suite à une précédente infection – tend à diminuer avec le temps. Et en particulier chez les personnes les plus fragiles et les personnes immunodéprimées. «Le renouvellement de la vaccination, à partir de six mois après la dernière dose ou la dernière infection, reste le moyen le plus efficace pour les protéger des formes graves.» La campagne de vaccination s’ouvrira le lundi 20 avril et s’étendra jusqu’au 30 juin. L’objectif : protéger le plus grand nombre de personnes avant l’été, où se conjuguent déplacements de populations et absences des professionnels de santé du fait de la prise de congés.
Les catégories de population ciblées sont les 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées, et ce quel que soit leur âge, les résidents en EHPAD et d’unité de soins de longue durée (USLD), qui peuvent recevoir le vaccin directement dans l’établissement où ils résident, et toute personne à très haut risque, sur avis médical. «Les proches aidants et l’entourage peuvent également se faire vacciner pour protéger leurs proches fragiles», ajoute la DGS. Médecin, pharmacien, infirmier et sage-femme sont autorisés à pratiquer la vaccination anti-Covid.
Une circulation moins forte du virus
L’année précédente, un pic de contaminations avait été observé à la mi-août, qui s’était étalé jusqu’au début du mois d’octobre. Et de manière générale, la circulation du virus a ralenti sur la saison hivernale 2025-2026 par rapport à celle de 2024-2025. Selon le bilan de Santé publique France du 15 avril, 7 100 hospitalisations après passage aux urgences ont été enregistrées durant la saison hivernale. Même constat côté médecine de ville, où les recours aux soins ont été d’une «intensité inférieure» dans toutes les classes d’âge. Quant aux passages en réanimation dus exclusivement au Covid-19, l’agence sanitaire en a dénombré 194, contre 326 en 2024-2025.
Parallèlement, la couverture vaccinale contre la maladie a également diminué de son côté pour toutes les populations jugées à haut risque, même si elle s’avère certainement sous-estimée. Au 28 février, elle était ainsi de :
- 14,2 % chez l’ensemble des personnes à risque ciblées par la vaccination, soit -4,1 points par rapport à 2024-2025
- 16,8 % chez les personnes de 65 ans et plus, soit -4,9 points
- 6,5 % chez les personnes âgées de moins de 65 ans à risque, soit -1,7 point.
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